Compte-rendu Transition écologique et bioéthique

Compte-rendu Transition écologique et bioéthique

COMPTE-RENDU
Débat du 3 mars 2019
sur le thème de Transition écologique et bioéthique

Pour aider la « transition écologique », chacun peut agir à son niveau personnel et familial, mais le contrôle du réchauffement climatique dépend prioritairement des grandes industries mondiales chinoises (30% des émission CO2) et américaines (15% des émissions CO2) que tous les gouvernements soutiennent pour tirer la croissance économique et financière de la transition techno-numérique.
Or le domaine où les citoyens peuvent être les plus efficaces reste notre propre procréation, en mutation bio-tech-numérique totale, car totalement invisibilisée.
En commençant par ce grand débat.

LE CONSTAT

  • La France est responsable de 1% des émissions mondiales de CO2

Tout le monde s’accorde cependant à dire que chaque individu doit agir pour restreindre ses émissions de CO2 car le problème est mondial et très préoccupant (300 millions de morts sur la planète, une situation irréversible si on ne limite pas le réchauffement sous 2°C)

  • Mais le lien entre réchauffement climatique et activité de l’homme reste, pour certains, à prouver scientifiquement

  • – D’autres soutiennent que la logique du profit capitaliste s’appliquant aux nouvelles technologies qui s’immiscent, contrôlent et remplacent des pans entiers de la vie humaine et naturelle concentre la richesse financière entre les personnes qui produisent ces technologies NBIC (Gafam/USA-Batx/CHine). Elles sont donc concentrées  chez les deux pays les plus pollueurs, qui sont doublement polluants : dans l’utilisation des énergies fossiles pour leur production industrielle mais aussi pour le stockage et l’alimentation des datacenters. Les USA et la Chine sont lancés dans une  compétition sans merci pour le contrôle de l’Intelligence Artificielle intelligente, qui déterminera le détenteur du pouvoir absolu sur la population humaine à partir de 2050.
  • C’est donc cette logique concurrentielle du profit des NBIC qui rend impossible de sauvegarder la vie naturelle et la planète, sauf à diminuer drastiquement la croissance mondiale avec celle de la production de données numériques, qui nourrissent cette industrie numérique de transition bio-techno-capitaliste. Cette production de données en expansion croissante est particulièrement profitable aux dirigeants qui les captent, car les ressources data sont émises gratuitement par l’ensemble des personnes utilisatrices de leurs réseaux, s’en dessaisissent sans se voir rétrocéder le produit de leur exploitation sur un marché bi-face à destinations d’autres entreprises, et pas des personnes émettrices directement bénéficiaires ! Le profit est exclusif pour ceux qui exploitent et perfectionnent les NBIC. L’infinité et la gratuité des data sont donc des causes très importantes de la grande difficulté à réguler le réchauffement climatique dû à cette transition économique.La croissance est une mystique pour éviter pauvreté et chômage. Mais l’objectif des possédants-dirigeants des NBIC, qui détiennent désormais le capital au-delà des budgets des nations – et pour 26 d’entre eux la majorité de la richesse mondiale – est donc bien de contrôler les citoyens dépossédés de leurs identités à travers leurs données, et qui n’ont pas d’autres alternatives pour vivre, ou survivre (agriculteurs, gilets jaunes) que de participer à cette économie en pleine numérisation-dépossession-exploitation. Ils défilent dans des marches pour le climat et le pouvoir d’achat, tout en continuant de donner  gratuitement leurs données qui alimentent leur perte d’autonomie et la montée de régimes autoritaires (algorithmes comme RGPD européen tout est incompréhensible pour les citoyens). Parallèlement, la production d’énergies renouvelables avec production de données en faveur de la sauvegarde de la planète s’inscrit dans le même modèle capitaliste (capitalisme vert numerisé).
  • C’est pour encourager ce profit financier à destination des dirigeants numériques que tout apparaît opaque : les citoyens ne comprennent pas la technicité croissante et sont doublement dépossédés, sans redistribution équitable notable (hausse des taxes, des impots, baisse des retraites, de la SS et des allocations sociales).Alors que la population humaine est en forte hausse démographique (9,7 mds en 2050 contre 7,7 Mds en 2019),  et très inégalement répartie, les pays producteurs de richesses économiques et de pollution maximale ont une démographie en baisse (Chine, USA, Europe) tandis que les pays les plus peuplés, avec une forte pollution (Inde), ont une démographie galopante (sauf la Chine avec 2,4 mds d’africains, 1,6 mds d’indous, 1,3 mds de chinois (stable), 400 millions aux USA (baisse),  726 millions d’européens (baisse) en 2050).En 2100 il y aura 11 mds d’humains sur la planète mais à ce rythme de croissance techno-numerique et démographique, la température aura progressé entre 2° et 4°c, ce qui aura des effets destructeurs irréversibles. Il faut arriver à contraindre le réchauffement sous les 2°. Ce ne peut se faire sans une remise en cause du modèle techno-capitaliste, avec limitation de la consommation, de la croissance, déconcentration numerique et financière, et surtout limitation de la progression de l’IA intelligente.

LES DEMANDES EMISES

  • Sur la planète
    Les consommateurs manquent totalement de transparence dans la gestion de la transition écologique tant de la part de l’État que des grosses industries : exemple avec le recyclage du papier qui devient absurde : à force d’absence de papier dans les déchets et de présence de papier recyclé – donc de faible qualité calorique – le brûlage des déchets nécessite plus de combustibles (fuel, gaz…). De plus l’industrie du papier a chuté, rendant extrêmement coûteux le nettoyage des forêts (petits arbustes qui servent à faire de la pâte à papier) ce qui fait que les particuliers ne nettoient plus leur forêt, rendant le poumon vert qu’elles sont moins efficace.
    – la nécessité d’émettre moins de CO2 passe par l’importance de mieux réguler nos consommations d’énergie et notamment de chauffage, comme notre consommation numérique.
  • S’il est important de changer nos habitudes de consommation par notre comportement quotidien, il est difficile d’avoir conscience de l’utilisation politique qui en est faite

Pour l’être humain sur la planète

  • la première écologie est celle de l’homme et de sa procréation : modifier en connaissance de cause la fécondation humaine revient à modifier l’humain lui-même et donc à augmenter les émissions de CO2.
  • Nier ce sujet de l’écologie de l’espèce humaine via sa procréation dans le grand débat conduit à laisser des millions de personnes dans l’ignorance de modifications majeures qui les concernent au premier chef, et empêche de mettre en place une procréation écologique pour toute personne.

 

Propositions

Pour les entreprises et les pays

  • Taxer les producteurs de CO2 : les GAFAM et les BATX
  • Taxer les activités les plus polluantes : le  kérosène des avions et l’essence des bateaux de plaisance.
    – Mettre en place une véritable politique du recyclage du plutonium 239
  • Pour les ménages
    – mettre en place des système plus directs et plus transparents de recyclage. L’utilisation du vrac permet notamment de réduire notre impact en déchets plastiques
    – Faire des efforts en matière d’isolation thermique
    Les pompes à chaleurs et la géothermie restent les moyens les plus écologiques de se chauffer. Il faut favoriser et accélérer leur déploiement
    – pour les couples stériles, homo ou mono, et les peronnes seules : privilégier la procréation écologique en coparentalité des geniteurs et des éducateurs, par autorité parentale partagée, en évitant la FIV avec semences anonymes en cas d’infertilité.


RÉPONSES AUX QUESTIONS POSÉES

  • Nécessité d’une prise de conscience généralisée de la réalité du drame écologique
    La transition écologique ne peut se régler par des taxes mais doit s’appuyer sur un changement des comportements et une prise de conscience généralisée. Il faut privilégier les débats et l’information médiatique qui est saturée de publicité pour des entreprises à forte empreinte carbone (automobiles, tourisme en pays lointains, objets technologiques connectés…)

  • – Si la pollution de l’air, les dérèglements climatiques et la biodiversité apparaissent être les problèmes les plus concrets, le problème de l’énergie et de son coût semble primordial
    – Limiter l’incitation à l’achat de nouveaux véhicules et favoriser le recyclage.
    – Favoriser les transports en commun, le co-voiturage, le deux roues électrique, le velo
  • Favoriser les circuits d’approvisionnement courts, raccourcis dans l’espace et responsables
  • La nécessité de stopper le nucléaire a été émise mais s’est retrouvée confrontée aux difficultés de son remplacement, l’éolien et le solaire posant le problème  du stockage de l’énergie
  • Laisser une plus grande marge de manœuvre aux ingénieurs
  • Limiter à 20°C le chauffage par les collectivités (chauffage à 24°C inutile)
  • L’arrêt du nucléaire ne résoudra pas la question du traitement des déchets nucléaires
  • Il est illusoire de faire croire à une fiscalité indépendante du budget général de l’état en raison de la règle de non-affectation des recettes qui interdit l’affectation d’une recette à une dépense déterminée.

Réflexion  sur l’écologie englobant planète et population, impactée par l’Intelligence Artificielle et les NBIC technologies

A côté de la planète, il nous semble indispensable d’intégrer l’impact NBIC sur la personne humaine puisque c’est son anthropie qui génère la modification de la vie humaine. Si cette anthropie s’applique à sa propre génétique, il est logique de l’inclure dans la réflexion sur la transition écologique.

Les techniques NBIC appliquées à la  procréation humaine, dont CrisprCas9,  réalisent la sélection embryonnaire in vitro, l’augmentation génétique par l’IA et la numérisation concomitante : c’est extrêmement énergivore et coûteux, sans parler du coût éthique.

Aussi la question même de la sauvegarde de l’Humanité passe par le respect de sa procréation génétique sans manipulation ni sélection ni édition du génome pour recherche ou modification : après la modification génétique de deux jumelles au stade embryonnaire en Chine, un moratoire planétaire vient d’être demandé par 18 chercheurs généticiens, donc l’inventeur de la méthode de modification génétique, CrisprCas9

 

Or cette application NBIC sur la procréation humaine sera permise par l’ouverture juridique à toute femme de la Fécondation In Vitro de semences anonymes, elle-même suite logique de l’ouverture du mariage procréatif aux couples de même sexe. C’est la prochaine loi de PMA pour toutes femmes, sans homme ni père, prévue dans la loi dite de bioéthique.

Cette révolution de notre procréation consiste à passer de l’embryologie naturelle in utero entre deux personnes homme et femme (insémination naturelle ou avec canule) à une embryologie in vitro entre zéro personnes humaines, faite techniquement entre des semences qui ne sont pas celles des parents éducateurs, et qui sont mises en culture en laboratoire.

Ce remplacement et cette manipulation, sans raison de stérilité, sont en eux-mêmes une atteinte à l’écologie de l’espèce humaine, et son exclusion du débat sur la transition écologique est anormale, voire dangereuse, pour des millions de citoyens, qui  sont TOUS concernés par l’évolution de leur procréation. Refuser de les informer lors du Grand Débat National nous parait contraire à son objectif.

En effet, les solutions écologiques de préservation de notre propre espèce humaine face au développement non contrôlé de l’IA et des NBIC ne sont absolument pas abordées, dès lors que le sujet même de cette mutation ne l’est pas. Or c’est tout l’enjeu de la loi bioéthique à venir qui reste caché aux yeux des  français.

Cette information et ce débat en population générale sont pourtant demandés par des scientifiques de l’INSERM. http://premium.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/13/01016-20190313ARTFIG00184-bebes-ogm-des-scientifiques-demandent-un-moratoire.php

LA FIV généralisée à toute femme permet la fabrication d’embryons qui seront sélectionnés par l’IA, conduisant à la destruction des embryons malades (eugénisme passif) et à la modification génétique des embryons sains, pour augmentation cognitive (eugénisme actif). Cela vient donc de se produire pour la 1ère fois de l’histoire humaine en Chine, avec les bébés génétiquement modifiés qui ont défrayé la chronique. Or comme on l’a vu  la Chine est le pays le plus en pointe sur le développement des réseaux numériques (BATX) avec les Etats Unis (GAFAM), mais aussi le plus polluant. Les datacenters de ces deux pays qui regroupent des milliards de données numériques venues du monde entier ont un effet très important sur le réchauffement climatique, c’est purquoi Google a décidé d’en installer au pôle Nord. C’est pour cela, entre autres productions industrielles et technologiques, que ces deux pays se sont retirés de l’accord de Paris de la Cop21.

Dans ce cadre anthropique de la procréation humaine, il est proposé de privilégier la fécondation écologique par insémination in utero, naturelle ou mécanqiue, en coparentalité des géniteurs et des éducateurs, connus à la fécondation et reconnus dans l’acte de naissance. L’ autorité parentale sera partagée selon consensus préalable, en évitant la FIV anonyme sauf cas d’infertilité.
Et toujours sous le contrôle et information génétique et numérique des parents.

 ________

En conclusion, il a été constaté l’immense décalage entre les capacités des particuliers à changer les choses et celle des grandes industries, vertes coprises, qui ne dépendent pas des individus, mais d’elles-mêmes.

Or face au peu de volonté écologique des entreprises, il est permis de douter. Il ressort bien qu’elles sont avant tout mues par leur quête de profits sans aucune autre volonté ni écologique, ni de défense de l’Homme. Il retse une mobilisation locale à mettre en place entre citoyens non encartés.

Merci de faire parvenir ce CR à votre entourage et à vos proches.

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