2018 : une année de participation active pour l’Avenir pour Tous, à renforcer avant le vote de la loi PMAGPA

2018 : une année de participation active pour l’Avenir pour Tous, à renforcer avant le vote de la loi PMAGPA

Jeudi 13 décembre 2018

Mutation de notre procréation PMA/GPA/données numériques

L’AVENIR POUR TOUS A BESOIN
DE CHACUN DE VOUS !

 

Chers amis,

À quelques jours de cette fin d’année, voici venu le temps de dresser le bilan de nos actions et réalisations en 2018, dans le grand combat qui est le vôtre depuis 2012, sur la protection de notre humanité homme et femme. Nous le menons à travers le respect de notre procréation sexuée, qui n’a de sens que par le respect de la dignité de chaque personne, enfants comme adultes, femmes et hommes.

Tout simplement parce que modifier la procréation de l’Humanité modifie l’Humanité elle-même.

L’Avenir pour Tous, nous voulons améliorer notre humanité fragile par les progrès de la science et de la médecine, mais nous voulons résister à la mutation techno-numérique dans une autre entité, trans-humaine, via une intelligence artificielle (IA) exponentielle, qui bientôt nous dépassera si nous n’agissons pas plus conscients et nombreux à L’Avenir pour Tous.

C’est pourquoi au début de cette année, nous avons tenus toute notre place dans la vaste consultation des Etats Généraux de la Bioéthique, qui englobaient les PMA et GPA, l’IA, la robotique et les données numériques, dans l’interfaçage des vies biologiques et numériques. Pour limiter cela aux soins de la vie biologique par l’aide du numérique nous avons fait entendre notre position sur la filiation universelle, celle défendue lors des manifs immenses de 2012-13 que nous animions jusqu’au 5 mai 2013 : « tous nés d’un homme et d’une femme dans toutes les formes de familles ».

Or la loi de Bioéthique qui sera déposée en mai-juin 2019 entend, pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, légaliser une procréation médicalement assistée (PMA tout à fait légitime entre une homme et une femme connus) désormais ouverte pour toute femme sans connaissance d’un homme. Cela se fera de la même façon, par insémination ou fécondation in vitro avec transfert d’embryons, mais avec des gamètes anonymes, très certainement vendus pour pallier un manque évident de semences pour un potentiel de 15 millions de femmes en âge de procréer.

La loi de Bioéthique permettra donc de fournir des gamètes et des embryons à un marché de la procréation qui sera en même temps un laboratoire pour la modification des génomes héréditaires, issus de ces millions de gamètes et d’embryons dissociés des corps ; ce sera aussi un immense réservoir pour la collecte des données génétiques numériques de toutes les personnes émettrices et de tous les embryons en conception. Ces données serviront certes à mieux soigner l’infertilité, mais aussi à concevoir un clone numérique de l’Etre Humain, futur Etre Artificiel aux capacités démiurgiques.

Face à cette révolution de notre espèce humaine dans sa mutation génétique et numérique,L’AVenir pour Tous propose que tout adulte reste maître de ses gamètes et de ses données génétiques, en réalisant malgré tout ces PMA pour femmes vivant sans hommeentre personnes de gré à gré : avec un père géniteur certain pour l’enfant, qui sera connu avant la conception, même hors conjugalité et non cohabitant.

C’est notre proposition constante de CoParentalité, alternative à la PMA de gamètes anonymes et marchandes, qui garantit aucun tri ni sélection des gamètes, des embryons, des génomes et de leurs données numériques alimentant les big data.

Alliée à l’union civile des couples homosexuels, la CoParentalité protège avec force, dans la fécondation entre homme et femme sans intervention du marché, la filiation biologique et génétique des enfants, comme le transfert de leurs données numériques de conception. De la même façon, les dépistages ADN qui seront proposés lors des grossesses devront être réservés au cas de pathologies héréditaires.

Compte tenu de la barrière bioéthique certaine qu’elles représentent, nos propositions ont été les plus votées des options citoyennes avec 78% des voix pour la coparentalité à la consultation des États Généraux de la Bioéthique

(2.078 Votes dont 1.620 pour (77,9%) – 401 contre (19,4%) – 57 mitigés (2,7%)).

Elle a été ainsi factuellement reprise dans les annexes et la synthèse du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) chargé d’organiser ce grand débat avec les citoyens, curieusement ignoré du grand public.

Mais comme elle rétablit le principe de filiation paternelle et maternelle pour tout enfant aussi bien dans les couples homoparentaux que dans les familles monoparentales – les deux leviers de l’ouverture du marché de la mutation et de la numérisation génétiques – notre propositiond’élargissement de la procréation sexuée en dehors de la conjugalité n’a évidemment pas été retenue ni par le CCNE ni par le gouvernement. Et plus étrangement encore, pas non plus par les réseaux institutionnels de l’Eglise (LMPT, Vita, AFC, etc…) : ces derniers refusent tout débat de rassemblement avec L’Avenir pour Tous sur nos constats et propositions. Tout en déplorant les mêmes dangers de « bébés à la carte » et de domination de l’IA via les GAFA et autres BATX chinois, les réseaux institutionnels estiment nos propositions de PMA des géniteurs et de CoParentalité tellement contraires à leurs convictions, qu’elles n’autorsient même pas d’être débattues. Ainsi la masse du public ne les connait pas et en peut pas se fédérer sur une barrière éthique concrète. Devant l’avancée patente de la législation de mutation de notre procréation, leur position s’est renforcée en 6 ans depuis notre soudaine éviction de la tête des manifs les 5 et 26 mai 2013, pour cause de rejet non négocié de l’Union Civile.

Dès lorsL’Avenir pour Tous, association non-institutionnelle indépendante née le 26 juin 2013, demeure le seul mouvement à défendre le modèle de sexuation homme-femme de l’Humanité de façon UNIVERSELLE, c’est-à-dire dans TOUTES les formes de familles : homoparentales (quelques centaines), monoparentales (quelques milliers) et hétéroparentales stériles (plus de 300 000 par an, en constante croissance). Notre démographie se ressent de cette baisse de la fertilité, mais la PMA de gamètes anonymes n’en est pas pour autant la bonne solution. L’Avenir pour Tous a bien la proposition juste pour l’enfant, ses deux géniteurs et la démographie française.

Notre voix modeste, bien qu’effacée des médias à cause de nos propositions anti-Marché reproductif et numérique, a donc représenté une partie importante des citoyens dans l’obtention du report de l’examen de la loi de Bioéthique en juin ou juillet 2019.

De plus, le mouvement des Gilets Jaunes apporte un poids supplémentaire dans ce report.

Mais en contrepartie, le contenu de la loi a été considérablement aggravé, et passé totalement inaperçu le dimanche 11 novembre dernier, masqué par les commémorations du centenaire de la victoire de 1918. Dans le JDD, la ministre de la Santé en charge de la loi, Agnès Buzyn, a dévoilé une avancée inquiétante avec la disparition du principe filiatif de « la mère qui accouche », validant le principe de filiation d’intention pour les enfants nés par GPA.Cette annonce n’a fait que confirmer notre crainte de voir remplacer les deux géniteurs père et mère, non plus seulement par des « donneurs » anonymes mais bien par des « vendeurs » de sperme et d’ovules pour faire face à la pénurie consécutive à la levée de l’anonymat, postérieure à la fécondation. Ce qui nous guette avec ce projet de PMA sans géniteurs, c’est bien l’externalisation des gamètes et embryons, avec la location d’utérus, pour une manipulation génétique et numérique non plus médicale mais eugéniste (choix du sexe, augmentation physique et cérébrale, augmentation du nombre d’embryons pour une recherche élargie au-delà du médical, etc.)

Car nous voyons bien que ces réalités se font jour de multiples façons dans le monde : de la demande d’une « transition génétique » à l’INSERM (Le Monde 11/11/2018), à la naissance des premiers bébés modifiés génétiquement en Chine, Lulu et Nana (24/11/2018) en passant par l’apparition du clone numérique de l’être humain, somme de toutes les données bio-numérisées et de tous les espoirs des chercheurs transhumains.

Avec l’approche de l’utérus artificiel, nous avançons à data exponentielles vers l’avènement du futur Etre Artificiel. Le dernier papier du Pr Laurent Alexandre est explicite en ce sens. « Fuyez les bigdata, où l’IA vous tuera ! »

Face à cela, L’Avenir pour Tous entend continuer de vous proposer une alternative bio-humaniste réaliste face à ces évolutions transhumaines, dont les prochaines étapes seront légalisées par la future loi de bioéthique – qui n’en a plus que le nom !

Il est désormais plus juste de parler d’une loi des biotechnologies, des données numériques et de l’Intelligence Artificielle. On dit aussi technologies NBIC.

Pour maintenir notre bio-humanité, sans rejeter les progrès scientifiques et sociaux à son service, ce qui fait notre unicité,  nous avons besoin d’être de plus en plus nombreux et lucides en 2019. Vous pouvez nous aider de plusieurs façons, le soutien financier étant le nerf de cetteguerre des intelligences conscience humaine renforcée contre intelligence artificielle en augmentation.

Le débat sur les réseaux numériques étant le premier moyen d’informer, nous vous remercions d’emblée pour votre générosité et votre temps sur les réseaux numériques.
Si vous désirez une initiation Twitter ou Facebook, contactez Xavier au 06 69 51 82 55.

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